Remise des diplômes 2018

CL Par Jean Lasaires, publié le , modifié .

Soirée de fête au Lycée Jean Caillaud ce vendredi. Elle a permis au proviseur Christian Vallat de remettre aux lauréats leurs diplômes de fin d’année 2017-2018 « Manifestation traditionnelle que j’organise dès que j’ai reçu les diplômes de l’Académie », s’excuse presque le proviseur. Etonné par le nombre d’élèves et de parents venus assister à la remise des récompenses, il avait devant lui plus de 120 personnes parents et élèves reçus aux examens du Brevet au Bac venus avec le sourire assister à la cérémonie.

En tout 105 diplômes ont été distribués arguant de la réussite dans chaque catégorie (Brevet, CAP et Bac). « Ce succès n’est pas dû au hasard, peut-être un peu de chance, mais surtout il atteste de votre travail et de votre implication de longue haleine que vous avez fourni tout au long de l’année. Je vous en félicite », s’enthousiasme Christian Vallat.
Il y a que quoi avec pour le Bac 82% de reçus (57) et plus de la moitié avec mention pour le Cap 83% de reçus (38) et pour le brevet 78% (10), la marge de progrès pour l’année prochaine.

 

« Je n’oublie pas d’associer à votre succès les professeurs qui toute l’année vous ont instruits, soutenus, encouragés avec opiniâtreté, sans oublier de vous engueuler au besoin », a conclu, sous les applaudissements, et avec le sourire le patron de l’établissement
Autour du pot offert, les lauréats discutaient bon train « rien à dire, l’ambiance était bonne et les profs sympas, on a travaillé avec plaisir » « Moi j’ai adoré mon prof de français ». Des opinions largement partagées avec quand même des coups de griffes sur le « self ».
La majorité des bacheliers se préparent à aller au travail, beaucoup ont trouvé un emploi et ceux qui en cherche sont pleins d’espoir.

ERASMUS+ S’ATTAQUE AUX DÉCROCHAGES SCOLAIRES

« ERASMUS PLUS » S’ATTAQUE AUX DÉCROCHAGES SCOLAIRES

(CL du 24/04/2018 JL)
Le décrochage scolaire, un problème européen, qui permet de réunir un lycée italien et turc autour du lycée Caillaud de Ruelle pour en diagnostiquer les causes
Donner aux élèves l’envie d’apprendre c’était le but de la journée organisée au Lycée professionnel Jean Caillaud sous l’égide de la dynamique de la professeure de français Nadia Gilard dans le cadre « d’Erasmus plus ». Elle avait réuni pour l’occasion un lycée italien d’Apria (à côté de Rome) et un lycée turc d’Hatay (à 100kms de la frontière Syrienne) pour voir ensemble profs, élèves qu’elles sont les raisons qui poussent les élèves au décrochage scolaire après deux ans d’étude en lycée.
Les trois lycées se sont réunis non pas pour trouver des solutions mais pour savoir quelles sont les raisons qui entraînent les défections qui atteignent jusqu’à 10% en France et 14% en Italie. Un travail en commun qui, sous l’assistance d’Erasmus avait une résonance européenne qui faisait plaisir à voir « notre volonté est de donner une conscience européenne aux élèves par la découverte de leurs camarades d’autres pays avec qui ils discernent de près ou de loin la même problématique », expliquait un responsable de l’association italienne « Digital ».
Les professeurs Italiens Turc et Français étaient sur la même longueur d’onde quand il s’agissait de comprendre pourquoi les élèves décrochaient. Tous d’accord pour dire que les deux premières années sont importantes, qu’on ne s’appuie pas suffisamment sur les compétences innées des jeunes étudiants et qu’on ne les aide pas à construire leurs projets.
Le décrochage vu par les élèves.
Le point d’orgue est venu avec la parole cédée aux scolaires eux-mêmes. Elle a permis au français Thomas de déclarer sa dépression car l’école ne l’intéressait pas parce que on n’avait pas pu lui indiquer en amont une voie qu’il aurait aimé suivre, pendant que sa camarade Lutea déclarait tout de go qu’au début l’école ne l’intéressait pas. Et les deux étaient d’accord pour dire que les activités manuelles, la construction de projets et les voyages étaient facteurs de fidélisation aux études.
Les élèves turcs étaient quant à eux empêtrés dans des problèmes familiaux et la violence qui en découle avec des filles qui doivent aller à l’école, imposé par l’Etat, alors que les parents préfèrent qu’elles restent chez elles pour travailler, sans compter avec des établissements surpeuplés et mal équipés.
Côté italien les élèves n’aiment pas étudier « d’abord ce n’est pas important pour la famille », ils s’ennuient et n’aiment pas les matières qu’ils considèrent inutiles, les professeurs ne donnent pas une vue optimiste de l’avenir.
On le voit le champ de réflexion est vaste et varié. Et les professeurs ne manquent pas de matière pour, peut-être, amener dans une deuxième phase des solutions simples comme la construction de projets, l’écoute des élèves et des applications manuelles à la pédagogie.
« Pour moi ce qui est important aujourd’hui c’est l’ouverture que l’on propose par les échanges de ce type, l’enrichissement par la découverte des différences et des similitudes, c’est la force d’Erasmus que nous voulons conserver dans notre établissement », conclu Christian Vallat le proviseur du Lycée
Source: 
http://www.charentelibre.fr/2018/04/24/erasmus-plus-s-attaque-aux-decrochages-scolaires,3243653.php